Chimiothérapie en fonction de la réponse pour le traitement de la leucémie aiguë myéloïde ou du syndrome myélodysplasique récemment diagnostiqués chez les jeunes patients atteints du syndrome de Down

Titre officiel

Traitement de la leucémie aiguë myéloïde, stratifié en fonction du risque, chez les patients atteints du syndrome de Down

Sommaire:

Cet essai de phase III étudie la chimiothérapie en fonction de la réponse pour le traitement de la leucémie aiguë myéloïde ou du syndrome myélodysplasique récemment diagnostiqués chez les jeunes patients atteints du syndrome de Down. Les médicaments utilisés en chimiothérapie agissent de différentes manières pour arrêter la croissance des cellules cancéreuses, soit en tuant les cellules, soit en les empêchant de se diviser ou de se propager. La chimiothérapie en fonction de la réponse sépare les patients en différents groupes de risque et les traite en fonction de leur réponse au premier cycle de traitement (induction I). Le traitement en fonction de la réponse peut être efficace pour traiter la leucémie aiguë myéloïde ou le syndrome myélodysplasique chez les jeunes patients atteints du syndrome de Down tout en réduisant les effets secondaires.

Description de l'essai

Critère d’évaluation principal :

  • Survie sans événement (SSE) 

Autres critères d’évaluation : 

  • Nombre total moyen de jours par patient de suivi du protocole de traitement
  • Durée de l’hospitalisation
  • Taux de décès prématuré
  • Taux d’infection
  • Survie globale
  • Pourcentage de patients subissant une toxicité de grade 3 ou plus, selon les critères CTCAE (Common Terminology Criteria for Adverse Events) du National Cancer Institute (NCI), version 4.0
  • Risque de récidive
  • Délai avant la reconstitution de la numération
  • Mortalité associée au traitement

OBJECTIFS PRINCIPAUX :

I. Déterminer la survie sans événement (SSE) à 2 ans chez les enfants atteints du syndrome de Down et d’une leucémie aiguë myéloïde (LAM) présentant un risque standard (négatifs pour la maladie résiduelle minimale après un cycle de traitement d’induction) après l’élimination de la cytarabine (Ara-C) à dose élevée du schéma thérapeutique.

II. Déterminer la SSE à 2 ans chez les enfants atteints du syndrome de Down et d’une LAM présentant un risque élevé (positifs pour la maladie résiduelle minimale après un cycle de traitement d’induction) après l’intensification du traitement équivalent à celui administré aux enfants sans syndrome de Down atteints d’une LAM présentant un risque élevé.

OBJECTIFS EXPLORATOIRES :

    • Déterminer dans quelle mesure l’élimination de l’Ara-C à dose élevée du traitement de la LAM à risque standard en présence du syndrome de Down diminue l’incidence des effets indésirables et l’utilisation des ressources.
    • Déterminer si l’élimination de l’Ara-C à dose élevée dans le traitement de la LAM à risque standard en présence du syndrome de Down entraîne une baisse significative du nombre de jours par patient de suivi du protocole de traitement par rapport à l’étude précédente AAML0431.
    • Déterminer si l’élimination de l’Ara-C à dose élevée dans le traitement de la LAM à risque standard en présence du syndrome de Down entraîne une baisse significative du nombre moyen de jours d’hospitalisation par patient par rapport aux études précédentes AAML0431 et A2971.
    • Déterminer si l’élimination de l’Ara-C à dose élevée dans le traitement de la LAM à risque standard en présence du syndrome de Down entraîne une baisse significative du nombre (par patient) et du taux (par durée de traitement) d’infections d’un siège stérile par rapport à l’étude précédente AAML0431.
    • Déterminer si l’élimination de l’Ara-C à dose élevée dans le traitement de la LAM à risque standard en présence du syndrome de Down entraîne une baisse significative de l’utilisation de ressources par le traitement de la LAM par rapport à l’étude précédente AAML0431.
    • Comparer la faisabilité et les caractéristiques analytiques des méthodes suivantes pour détecter la maladie résiduelle minimale chez les patients atteints de LAM en présence du syndrome de Down : cytométrie de flux, réaction en chaîne de la polymérase (PCR), et séquençage ciblé avec correction des erreurs des mutations de la protéine de liaison GATA1 (facteur de transcription de la globine 1).
    • Établir une banque cellulaire sur la LAM en présence du syndrome de Down, constituée d’échantillons de moelle osseuse prélevés à la fin du traitement d’induction et d’échantillons correspondants d’acide désoxyribonucléique (ADN) non tumoral prélevés à la fin du cycle d’induction 1, ces échantillons devant être congelés de façon viable.

    APERÇU :

    INDUCTION I : Les patients reçoivent la cytarabine par voie intrathécale (i.t.) le jour 1 et par voie intraveineuse (i.v.) en continu pendant 96 heures, le chlorhydrate de daunorubicine i.v. pendant 1 à 15 minutes, et la thioguanine par voie orale (p.o.) 2 fois par jour (f.p.j.) les jours 1 à 4. Le cycle d’induction I continue pendant au minimum 28 jours.

    Les patients sont répartis dans l’un des deux groupes de traitement en fonction de leur statut de maladie résiduelle minimale à l’issue du cycle d’induction I.

    GROUPE A (RISQUE STANDARD) :

    INDUCTION II : Les patients reçoivent la cytarabine i.v. en continu pendant 96 heures, le chlorhydrate de daunorubicine i.v. pendant 1 à 15 minutes, et la thioguanine p.o. 2 f.p.j. les jours 1 à 4. Le cycle d’induction II continue pendant au minimum 28 jours.

    INDUCTION III : Les patients reçoivent la cytarabine, le chlorhydrate de daunorubicine et la thioguanine comme pendant le cycle d’induction II. Le cycle d’induction III continue pendant au minimum 28 jours.

    INTENSIFICATION I : Les patients reçoivent la cytarabine i.v. en continu pendant 168 heures les jours 1 à 7 et l’étoposide i.v. pendant 60 à 120 minutes les jours 1 à 3. Le cycle d’intensification I continue pendant au minimum 28 jours.

    INTENSIFICATION II : Les patients reçoivent la cytarabine et l’étoposide comme pendant le cycle d’intensification I. Le cycle d’intensification II continue pendant au minimum 28 jours.

    GROUPE B (RISQUE ÉLEVÉ) :

    INDUCTION II : Les patients reçoivent la cytarabine à dose élevée i.v. pendant 1 à 3 heures 2 f.p.j. les jours 1 à 4 et le chlorhydrate de mitoxantrone i.v. pendant 15 à 30 minutes les jours 3 à 6. Le cycle d’induction II continue pendant au minimum 28 jours.

    INTENSIFICATION I : Les patients reçoivent la cytarabine à dose élevée i.v. pendant 1 à 3 heures 2 f.p.j. et l’étoposide i.v. pendant 60 à 120 minutes les jours 1 à 5. Le cycle d’intensification I continue pendant au minimum 28 jours.

    INTENSIFICATION II : Les patients reçoivent la cytarabine à dose élevée i.v. pendant 3 heures 2 f.p.j. les jours 1, 2, 8 et 9. Les patients reçoivent aussi de l’asparaginase ou de l’asparaginase Erwinia chrysanthemi (E. carotovora) par voie intramusculaire (i.m.) ou i.v. pendant 30 minutes les jours 2 et 9. Le cycle d’intensification II continue pendant au minimum 28 jours.

    Une fois le traitement à l’étude terminé, les patients sont suivis après un mois, puis tous les mois pendant 12 mois, puis tous les 3 mois pendant 12 mois, puis tous les 6 mois pendant 3 ans, puis tous les ans pendant 5 ans, et finalement au moment de la récidive.

    Voir cet essai sur ClinicalTrials.gov

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    Ressources

    Société canadienne du cancer

    Ces ressources sont fournies en partenariat avec Société canadienne du cancer